CAMERONI SOIT QUI MAL Y PENSE 

Il y a 10 ans, déjà, l’Europe, et une grosse minorité d’électeurs britanniques se réveillaient avec le sentiment d’avoir été pris dans une catastrophe totalement évitable. Un enchainement tragique, initié par le Premier ministre David Cameron, avec sa proposition audacieusement suicidaire d’un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE en cas de victoire aux élections générales de 2013, mais encore bien plus profondément enraciné dans l’histoire des relations tendues entre Londres et le continent, entretenues par des médias fortement eurosceptiques, et une attitude de la classe politique britannique oscillant entre soutien distant (à la notable exception de Tony Blair) ou hostilité affichée.  

 

  • Entré à reculons dans le marché commun qu’il avait snobé à sa formation, le Royaume-Uni a toujours eu un rapport ambivalent à l’Europe, comme nous l’écrivions déjà à l’époque, partagé entre attachement au marché unique et rejet de l’intégration politique.  
  • Le processus a même donné naissance à un parti politique uniquement dédié à « la lutte pour l’indépendance du pays ». 
  •  Le UKIP a été fondé en 1993 en tant que branche de droite de la très hétéroclite « Ligue antifédéraliste », une plateforme politique créée en 1991 dans le but de présenter des candidats opposés au traité de Maastricht.  

 

  • Les promesses de reprise du contrôle, de prospérité économique et de réduction de l’immigration n’ont pas été pleinement tenues.  
  • Conjuguée aux effets de la crise de 2008 et aux politiques de désinflation austéritaire, le déclin économique britannique fait de faible croissance, stagnation des salaires, sous-investissement, inégalités croissantes et effets du Brexit aura transformé un ancien moteur européen en économie comparable au Mississippi – hors Londres, expliquait L’Express 
  • Une « démonstration par l’absurde » des bienfaits de l’appartenance à l’UE selon les Echos.