SHAHNOURH 

Si la septième réunion de la Communauté politique européenne de 2025, au Danemark, sous présidence du Conseil de l’UE, n’a pas particulièrement ému, celle organisée à Erevan les 4 et 5 mai 2026 semble avoir attiré beaucoup plus l’attention. Les conséquences de cette rencontre sont loin d’être anecdotiques au regard du contexte actuel. 

  • D’abord parce que le renforcement du dialogue à travers le continent européen en soutien à l’agenda extérieur de l’UE se présente comme un pilier  géostratégique.  
  • C’est enfin une façon de rendre hommage au partenariat global et renforcé, signé en 2017, en marge du 5e sommet du Partenariat oriental, entre l’UE et l’Arménie. 
  • Plus marquant encore, à la veille des célébrations du 9 mai, la tenue de ce sommet , auquel se greffe un renforcement du partenariat entre l’UE et l’Arménie, ulcère le Kremlin, commente le Monde. 
  • Choqué par la présence du président  Zelensky, le ministère des affaires étrangères russe a convoqué  l’ambassadeur d’Arménie en Russie. 
  • « La ligne de conduite des autorités arméniennes mènera tôt ou tard à l’implication irréversible d’Erevan dans la ligne antirusse de Bruxelles, avec toutes les conséquences politiques et économiques qui en découlent », commente la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe. 
  • S’en était suivi une menaçante invitation, par ce même ministère, à toutes les ambassades présentes à Kiev d’évacuer. 
  • Sur eurotopics, ce post Facebook du spécialiste de politique étrangère Arkadi Doubnov estime que le véritable enjeu se situe au niveau des élections à venir :  
  • “A ce stade, il est encore trop tôt pour affirmer que l’Arménie a cessé d’être un allié de la Russie. En revanche, le fait qu’Erevan se distancie de Moscou est incontestable.  
  • La présence européenne à Erevan a manifestement pour but d’aider le Premier ministre, Nikol Pachinian, à préparer les législatives qui auront lieu le 7 juin en Arménie. Si son parti, ‘Contrat civil’, parvient à l’emporter sur l’opposition prorusse, le cap de l’intégration européenne sera maintenu, tout comme l’amorce d’une rupture avec la Russie.»