Comme le Roi de France Jean II le Bon à la bataille de Poitiers (1350), gardons-nous à gauche (l’Ouest), gardons-nous à droite (Est), car la tenaille menace l’Europe et la bataille se joue cette fois à Budapest. Comme le souligne L’Express en une, cette élection apparaît décisive pour l’avenir de l’Europe.
- Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, fait face à une opposition renforcée autour de Péter Magyar, sur fond de fatigue économique et démocratique.
- Le scrutin dépasse la politique intérieure : il oppose un modèle illibéral, proche de la Russie et de la Chine, à une orientation plus européenne.
- La campagne est marquée par une rhétorique anxiogène et une instrumentalisation du conflit ukrainien.
- Une défaite d’Orbán affaiblirait les forces populistes en Europe, tandis qu’une victoire consoliderait un modèle autoritaire influent au sein de l’UE.
- A l’approche de ces élections législatives qui engagent l’avenir de la Hongrie et de l’UE (ES 30/3/26), et alors que le VP américain JD Vance a annoncé sa visite, un nouveau scandale éclate et affaiblit encore plus le gouvernement de Viktor Orban dans de graves problématiques d’Etat de droit ; sa collusion assumée avec la Russie, ses opposants évoquant une « trahison ».
- Le 21 mars dernier, le Washington Post révélait l’existence d’une ligne directe entre les gouvernements hongrois et russes, ce dernier recevant des informations quasiment en direct de négociations intra européennes critiques.
- Le ministre des Affaires étrangères hongrois, Peter Szijjarto, aurait agi comme un cheval de Troie poutinien, appelant son homologue russe, Sergei Lavrov, lors de pauses pendant des négociations au sein de l’Union européenne.
- Plus caractéristique encore, face aux accusations, le ministre hongrois dénonce une « ingérence », en mode “inversion accusatoire” typique des régimes illibéraux (ES 7/4/25 et 5/5/25).
- Ces révélations, que le gouvernement hongrois avait démenti au départ, ont été confirmées avec la révélation d’enregistrements audios de conversations téléphoniques entre les deux ministres des Affaires étrangères, montrant clairement la déférence de Szijjarto envers Lavrov.
- Le gouvernement a ensuite reconnu avoir échangé avec des pays non-européens lors de négociations, évoquant un fait « parfaitement normal », selon Reuters.