Autre effet du peak-Trump? Le FT constate que le président américain a involontairement renforcé l’unité européenne en poussant les pays du Vieux Continent à s’opposer collectivement à ses demandes de soutien militaire, notamment pour rouvrir le détroit d’Ormuz dans le cadre de la guerre en Iran. Face aux pressions de Trump, les Européens ont fermement affirmé que « cette guerre n’est pas la nôtre », montrant une solidarité inédite malgré des divisions antérieures.
- Cette réaction a illustré une prise de conscience accrue de la nécessité pour l’UE de défendre ses intérêts stratégiques et de réduire sa dépendance à l’égard des États-Unis, même si des divergences persistent.
- L’Espagne, sur le plan géopolitique, a fait office de “cobaye de l’Union européenne” selon l’expression du Wall Street Journal.
- Le premier ministre espagnol a été le premier à condamner la guerre, là où le chancelier allemand Friedrich Merz avait commencé par affirmer “soutenir” la campagne militaire de Trump en dépit de son caractère illégal.
- La position espagnole s’est prolongée par le refus de mettre ses bases militaires à disposition des Etats-Unis, Donald Trump brandissant alors la menace d’un embargo commercial.
- Le refus espagnol fait figure d’exception au sein de l’Union européenne, alors que de nombreux pays ont accepté que les Etats Unis s’appuient sur leur réseau de bases aériennes comme plateformes logistiques et de soutien.
- Tel est le cas de l’Allemagne dans les villes de Ramstein et Kaiserslautern, en Italie où la base de Sigonella abrite les drones spécialisés dans les missions de renseignement et à Aviano qui abrite des F-16 ou encore au Portugal (base aérienne de Lajes dans les Açores) et même en France à Istres.
- Cette mobilisation des infrastructures militaires embarrasse les pays européens qui posent comme condition que cela ne participe pas à la réalisation de missions offensives.