DE MAL EN PEACE 

Au lendemain des frappes sur l’Iran, les Européens déclarent ne pas avoir été mis au courant. En ce début mars 2026, l’opération “Fureur épique” semble provoquer chez les dirigeants européens le même état de sidération que lesdits influenceurs. Pourtant, certains premiers ministres affichent sans réserve leur proximité avec l’administration Trump en adhérant ou se faisant représenter au Conseil de la paix (V. ES 16.02.26) – ersatz de Conseil de sécurité fondé par les Etats-Unis-  au sommet du 19 février 2026. Plus perturbant encore, est la présence comme observateur “sans mandat”  de la commissaire européenne chargée de la Méditerranée, Dubravka Suica. Chaque jour qui passe rend encore un peu plus floue les raisons de la création de cette nouvelle organisation internationale. 

 

  • Créé à l’origine pour aider à la reconstruction de Gaza, il s’est ensuite doté d’une mission plus large de résolution des conflits. 
  • Sa première réunion, à l “Institut pour la paix  Donald Trump “ promet l’envoi de milliers de militaires pour une force de stabilisation, et sur la constitution d’une force de police.  
  • Un indice toutefois, à la hauteur de la rigueur intellectuelle à laquelle le saltimbanque businessman a pu nous habituer. 
  • Le 19 février, D. Trump déclare selon ses propos traduits par Radio France « Comme vous le savez, l’Iran est un point de choix en ce moment, de bonnes discussions sont en cours, il s’est avéré difficile au fil des ans d’avoir un accord significatif avec l’Iran. Nous devons avoir un accord significatif, sinon de mauvaises choses arrivent. Cette fois, nous devrons peut-être aller plus loin ou pas, on aura peut-être un accord, vous le saurez probablement dans les 10 jours.«  
  • Il est clair maintenant qu’il a brandi, plus ou moins directement, la menace d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient lors de la première réunion de son « Conseil de paix ». 
  • Aujourd’hui on peut en déduire que plusieurs Etats membres du Conseil de la paix n’ont pas été informés de l’issue des négociations avec l’Iran. 
  • Le Conseil de paix peut, dans une certaine mesure, apparaître comme une représentation du monde des alliances au trumpisme.  
  • Il nous éclaire sur un objectif – probablement plus crédible qui est, selon les propos de D. Trump relatés par les Echos –  d’un « Conseil de paix (qui) va presque superviser l’ONU et veiller à son bon fonctionnement. Nous allons renforcer l’ONU et nous assurer que ses infrastructures sont adéquates ». 
  • L’objectif serait donc de créer un groupe au sein des Nations unies, 
  • Garantissant des résultats conformes aux président  à vie du Conseil de la paix, D. Trump, 
  • Avec le soutien moral et financier de quelques représentants en mal de visibilité sur la scène internationale. 

Deux questions se posent maintenant : comment vont réagir les adhérents au Conseil de la paix surpris voir lourdement impactés par ces bombardements?  Quelles décisions peut raisonnablement prendre le Conseil de sécurité des Nations unies concernant la rupture de la paix provoquée par deux membres majeurs du Conseil de la paix?