L’objectif de la désinformation est bien sûr d’amener les décideurs étrangers à considérer une victoire russe comme la seule issue raisonnable, affaiblissant ainsi le soutien occidental à Kiev et favorisant la position russe dans de futures négociations. Sur la scène globale, l’anniversaire du conflit a vu aussi certains réalignements.
- Le vote d’une résolution de l’AG de l’ONU soutenant l’intégrité territoriale de l’Ukraine a vu les États‑Unis rejoindre la Chine ou le Brésil dans l’abstention, alors que plus de 30 dirigeants ont appelé Moscou à accepter un cessez‑le‑feu et à engager des pourparlers de paix sincères.
- Ceci montre qu’il reste un large soutien international à Kiev.
- Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qualifiant le conflit de « tache sur notre conscience collective » a réitéré son appel à un cessez‑le‑feu immédiat, complet et inconditionnel pour mettre fin aux souffrances civiles.
- Après avoir promis la paix en Ukraine en 24h sur les estrades de sa campagne, D. Trump a dû se rendre au moins à cette évidence : son emprise sur les acteurs du conflit est limitée, même s’il prétendait le contraire à l’été dernier avec cette rencontre à Anchorage (ES 29/9/25).
- Cependant, des pourparlers ont été initiés. Une deuxième série de pourparlers de paix parrainés par les États‑Unis a débuté à Abu Dhabi le 4 février 2026, réunissant des délégations d’Ukraine, de Russie et des États‑Unis pour tenter de mettre fin à la guerre.
- Les discussions portent sur un cessez‑le‑feu et des garanties de sécurité, mais les divisions restent profondes, notamment sur le statut territorial des territoires sous contrôle russe.
- Ces discussions trilatérales ont permis quelques avancées techniques sur les garanties de sécurité et la reconstruction, mais aucun accord sur le territoire ou le cessez‑le‑feu, Moscou maintenant des exigences maximales, Kiev refusant toute cession de terres.
- Côté garanties de sécurité, le chef de cabinet du président ukrainien, Kyrylo Budanov, affirme que l’équipe de négociation russe est désormais consciente qu’elle devra accepter les garanties de sécurité que les États‑Unis offrent à l’Ukraine, même si cela lui déplaît.
- Ce changement marquerait une évolution importante dans les discussions de paix, alors que Moscou rejetait jusque‑là toute implication occidentale dans la sécurité post‑conflit.
- Le basculement spectaculaire de la situation au Moyen-Orient pourrait affecter les négociations en cours sur l’Ukraine, affirme en outre le président Zelensky.