Le nouveau prêt sème déjà la discorde dans une UE soumise aux pressions de plus en plus intenables à l’Ouest comme à l’Est. Outre les menaces de veto hongrois qui bloquent les négociations d’adhésion et la mise en œuvre du prêt, France et Allemagne s’opposent sur l’emploi des 90 milliards.
- Cet argent doit servir à la défense du pays, mais Paris et Berlin divergent sur l’origine du matériel concerné.
- Le premier plaide pour une exclusivité européenne alors que le second souhaiterait un retour sur investissement pour les plus gros contributeurs, comme l’Allemagne.
- Finalement, le Conseil a proposé un compromis sur les règles qui encadrent l’utilisation des fonds européens pour l’achat d’armements par l’Ukraine, afin de répondre à ses besoins urgents sur le champ de bataille.
- Actuellement, les fonds sont généralement destinés à soutenir l’industrie de défense européenne (« buy‑European »), mais cette contrainte limite la capacité de Kiev à se procurer des systèmes essentiels rapidement.
- La révision envisagée inclurait exemptions pour certains équipements critiques (défense aérienne, missiles, drones, avions) achetés auprès de partenaires non‑européens approuvés, tout en recherchant un compromis entre soutien à l’Ukraine et renforcement de l’industrie européenne.
- Le prêt suivra un principe dit « en cascade » : les armes et les munitions seront achetées en Ukraine, dans l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse.
- Si l’équipement n’est disponible nulle part, Kiev sera autorisée à se tourner vers d’autres marchés, tels que les États-Unis, pour obtenir ce dont elle a besoin pour combattre.
Et tenir une année de plus ?