Partout en Europe, c’est l’alarme. L’UE subit un décrochage industriel face à la Chine : production manufacturière chinoise à environ 30% du total mondial, contre 15% pour l’UE, excédents chinois massifs (2,5% PIB mondial). Face à cette « deuxième vague chinoise » d’exportations massives qui menacent son industrie manufacturière, pas seulement laborieuse mais aussi innovante, l’UE panique – mais reste paralysée.
- Confrontée à une baisse de la demande intérieure chinoise, la Chine intensifie ses livraisons vers l’UE, augmentant les importations dans des secteurs clés comme l’électronique, les véhicules électriques, l’énergie et l’acier.
- Des voix, dont celle de Mario Draghi, alertent sur une possible destruction du tissu industriel européen si l’UE n’adapte pas rapidement ses politiques commerciales et industrielles.
- En France, le Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan a, pour la première fois, documenté l’ampleur du choc auquel l’industrie européenne est confrontée.
- Dans son rapport publié mi-février, il souligne qu’en quelques années, la montée industrielle de la Chine n’est plus un simple phénomène sectoriel, limité à certains segments à faible valeur ajoutée.
- Elle constitue une menace systémique pour l’ensemble du tissu productif européen.
- Cette transformation rapide repose sur des capacités industrielles massives, un soutien public structuré, et l’intégration croissante de technologies stratégiques, notamment l’intelligence artificielle, qui renforce encore l’avance et la compétitivité de la Chine.