Ainsi, la Haute Représentante aux Affaires Étrangères de l’UE, Kaja Kallas, a défendu le libéralisme politique et le multiculturalisme européen face aux propos dénigrants et à l’ingérence du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio et de Mike Waltz. Face à ce dernier, ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU et ayant fait l’auto-promotion du Conseil de la Paix de Donald Trump à l’occasion de son face-à-face avec K. Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne a souligné l’unilatéralisme des résolutions de conflits à l’américaine, dont l’efficacité reste à prouver.
- Sans lien apparent avec le lobbying de l’ancien premier ministre britannique Tony Blair en faveur du “Conseil de la Paix”, l’UE ne semble pas encline à refuser catégoriquement de participer à cette entreprise trumpiste de substitution aux Nations Unies (ES 16/2/26).
- Malgré la fermeté des propos de Kaja Kallas, l’UE ne fait pas encore front –ni action– commun.
- D’ailleurs, on notera la présence de la Commissaire Suica sur place – ce qui a fait réagir très négativement certains Etats membres.
- Si les Européens craignaient un retrait des Etats-Unis de l’OTAN, ils seront peut-être rassurés de voir que les Américains sont toujours aussi investis dans la prise de commandements :
- outre SACEUR (forces alliées en Europe), les Etats-Unis auront dans quelques mois les trois commandements-piliers de l’OTAN (Mercom, Aircom et Landcom).
- Cette mainmise opérationnelle au sein de l’OTAN sera en revanche un frein à la réactivité européenne au sein de l’OTAN en cas d’attaque, si les Etats-Unis se désengagent d’un éventuel conflit européen.
- Un scénario probable, au vu du regain d’intérêt américain pour le Moyen Orient.