Les tentatives à peine voilées de créer un nouveau système international amènent le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à pousser un cri d’alarme sur la situation financière de l’organisation créée en 1946 aux fins de maintenir la paix. En effet, l’article 24 de la Charte des Nations unies reconnaît au Conseil de Sécurité la responsabilité principale de la gestion des menaces à la paix et à la sécurité internationales. L’état du monde pousse à une remise en cause du système du maintien de la paix.
- Les prises de décision dans ce cadre sont conditionnées par un accord unanime entre les 5 membres permanents que sont : les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France.
- Or, il n’aura échappé à personne que les mêmes qui reprochent l’inutilité de l’ONU et poussent à un nouvel ordre mondial adoptent des visions très intéressées de ce que l’o peut appeler une rupture de la paix.
- Le Conseil de la Paix, envisagé au départ comme un organe ad hoc ayant vocation à organiser la reconstruction de Gaza – et sa Charte constitutive – vise directement les institutions onusiennes « qui ont trop souvent échoué ».
- Ce Conseil de la paix –initiative de Washington – est présenté comme une solution « pragmatique », témoin de la volonté de pallier les insuffisances du système onusien.
- Le Conseil de la paix, et particulièrement son conseil exécutif, pourrait apparaître comme un substitut au Conseil de sécurité.
- Le Conseil de la paix et ses 20 membres aurait donc vocation à remplacer le système onusien.
- Lancé en grande pompe à Davos, ce nouveau format a donc convaincu l’ancien Premier ministre travailliste Tony Blair ( pour rappel, chef de file de l’intervention armée en Irak ), Viktor Orban, ou Aleksandar Vucic.
- Martelant son caractère alternatif, pour un monde efficace à l’image du POTUS, le Cercle des juristes expose assez efficacement l’entourloupe.
- Le Conseil de la paix endosse bien la forme classique d’une « organisation internationale »
- Elle témoigne cependant d’un fonctionnement atypique, entièrement ordonné autour de la figure de son Président, qui n’est autre évidemment que Donald Trump lui-même.
- Ce dernier est d’ailleurs désigné dans la Charte de façon nominative et indépendamment de son statut de représentant des États-Unis.
- Ainsi, l’actuel occupant de la Maison-Blanche demeurera président du Conseil de la paix, même après son mandat en tant que Président des États-Unis.
- Il appartiendra à Donald Trump de désigner unilatéralement son successeur.
- Se pose donc la question de savoir si, d’ici au 19 février, tous ceux qui reprochent à l’ONU d’avoir couvert les intérêts américains ces soixante-dix dernières années auront lu la Charte de ce nouveau Conseil de la paix.