La sobriété et la décarbonation sont les deux piliers de la souveraineté énergétique de l’UE. Mais depuis les sanctions contre la Russie et la sortie des fossiles russes, l’UE semble plutôt avoir troqué une dépendance énergétique contre une autre, plus coûteuse et plus problématique encore depuis que les Etats Unis sont dirigés par un ennemi de l’Europe et de la transition énergétique (ES 17/11/25).
- Contexte analyse en profondeur ces difficultés énergétiques. Depuis 2025, l’UE a remplacé le gaz russe par le GNL américain, mais la présidence Trump accroît l’inquiétude avec menaces économiques et pressions politiques.
- L’accord de 750 milliards d’euros sur trois ans expose l’UE à une nouvelle dépendance, bien que sur des marchés privés plus stables que Gazprom.
- Bruxelles promeut diversification et renouvelables, mais cède sur certaines réglementations climatiques sous pression américaine.
- Les tensions affectent aussi le nucléaire, avec des projets de réacteurs américains.
- Malgré les différends, les experts soulignent une interdépendance transatlantique durable, où coopération et vigilance restent essentielles pour la sécurité énergétique européenne.
- Dans une étude au fond, l’ECFR estime cependant que l’augmentation des importations américaines de gaz et de pétrole par l’Union européenne n’est pas une raison de paniquer :
- la dépendance aux États-Unis reste bien inférieure à ce qu’elle était envers la Russie avant 2022, et l’UE dispose désormais d’un portefeuille de fournisseurs plus diversifié.
- Les contrats d’énergie sont signés entre entreprises privées, réduisant le risque d’interruptions politiques.
- De plus, le marché énergétique américain est important pour les exportateurs américains, ce qui incite à maintenir la coopération.
- L’UE doit toutefois poursuivre la diversification des sources et accélérer la transition vers les énergies renouvelables.
- Un message qui fait écho à ce qu’explique le nouveau directeur de la DG Climat sur un post Linkedin récent:
- Kurt Vandenberghe rappelle que “l’Europe est engagée dans une transformation vers la modernisation et la décarbonisation ».
- Il met en avant une nouvelle vague d’investissements dans la transition propre, notamment :
- 3 milliards € de la Banque européenne d’investissement (EIB) pour la décarbonation, des aides d’État allemandes, et des financements flamands pour l’industrie verte.
- Il souligne l’adoption d’une norme volontaire mondiale pour l’élimination permanente du CO₂ et le lancement d’une coalition européenne de fabricants d’électrolyseurs pour renforcer la compétitivité de l’UE dans l’hydrogène.
- Le message promeut l’investissement, l’innovation et la coopération pour une économie européenne plus propre et prospère.