OR DE LUI 

Au moment “Groenland” où la tension avec les Etats Unis de D. Trump a mis à nu les faiblesses des Européens en cas de confrontation avec leur ancien allié surpuissant, la question de l’arme monétaire s’est posée à nouveau.  

  • Des rumeurs, côté européen, ont fait état d’une potentielle pression par la dette américaine qu’ils détiennent.  
  • dont la dette à hauteur de 270% de son PIB, est détenue massivement par des capitaux domestiques. 
  • Le régulateur européen pourrait forcer une vente massive de la dette US afin de dévaluer le dollar et faire ainsi exploser les coûts de la dette américaine, avec des taux d’intérêts élevés,  
  • et donc un budget américain intenable, d’autant plus qu’il ne faudrait pas vendre tant d’obligations que ça pour créer un effet cascade majeur, en provoquant des appels de marge massifs.  
  • pertes immédiates de valeur sur les actifs US pour banques, assureurs et fonds de pension,  
  • turbulences sur l’euro et places financières (Dublin, Luxembourg), pénurie d’actifs refuges liquides à moyen terme avec hausse des primes de risque et récession exportatrice touchant Allemagne et Italie,  
  • enfin cohésion politique accrue face à l’agression US mais rupture irréversible de l’alliance atlantique, forçant une autonomie coûteuse sans substitut au dollar. 
  • Il y a aussi quelques difficultés réelles à l’exécution de cette menace :  
  • en outre, la Fed peut racheter, similairement à la mécanique de facilitation quantitative, mais à un rythme plus lent, des titres de dette afin de contrôler le taux d’intérêt, afin qu’il ne devienne pas trop important. 
  • L’UE en est restée au stade de la spéculation. Les armes nucléaires, qu’elles soient réelles ou financières, sont des armes de destruction mutuelle assurée, et personne n’est prêt à envisager cette option terminale dans le conflit avec les Etats-Unis.  
  • Une guerre économique totale avec les Etats-Unis n’aurait que des perdants. 
  • D’autant que l’UE a les outils commerciaux pour répondre à l’épreuve de force américaine.  
  • Si elle décide de ne pas utiliser son “bazooka commercial”, c’est plutôt parce qu’elle n’assume pas (encore) les conséquences de sa puissance.