GOOD MORNING, KREMLIN

Si Vladimir Poutine continue d’affirmer que la Russie n’aurait pas l’intention de faire la guerre à l’Europe, il multiplie les avertissements et les menaces hostiles, rappelant que “la Russie se tient prête à entrer en conflit armé avec les pays européens”, qu’il dénonce comme “bellicistes”.  

  • Tout l’appareil idéologique russe est mobilisé pour faire de l’Europe et de l’UE un ennemi à combattre.  
  • Il exhorte les Russes à se sacrifier pour lutter contre ce qu’il décrit comme la décadence morale de l’Occident 
  • Il assimile les valeurs occidentales à une menace spirituelle et culturelle, appelant à une résistance collective et religieuse pour préserver l’identité russe face à ces influences.  
  • Le Grand continent publie aussi des propos extrêmes d’autres membres de l’élite russe appelant à instiller « la terreur et la crainte » chez les Européens pour les affaiblir, reflétant une stratégie de montée en puissance militaire plutôt que de simple dissuasion.  
  • Moscou utilise la rhétorique nucléaire et teste de nouvelles armes comme le missile Burevestnik pour semer peur et incertitude à l’Ouest, et dénonce les élites européennes comme irrationnelles et faibles.  
  • Cette tactique vise à diviser l’Occident et à renforcer la position russe, tout en affirmant une posture où la Russie se voit comme sauveur de l’humanité, légitimant son agressivité et son refus d’un compromis réel. 

 

  • Plus éloquent encore, Vladislav Sourkov, l’ancien « mage du Kremlin » dépeint par G. Da Empoli dans son roman, ne laisse aucun doute sur les ambitions russes.  
  • Il rappelle que la Russie n’est pas seulement en conflit avec Kiev, mais bel et bien en guerre avec l’Europe.  
  • Pour Sourkov, l’objectif final est de mettre l’Europe « à genoux », la forçant à abandonner ses valeurs libérales pour rejoindre un « Nord Global » autoritaire, sous domination russo-américaine.  
  • Malgré une défense terrestre européenne robuste, Moscou remporterait un avantage décisif grâce à une guerre sous‑marine ciblant les infrastructures maritimes, paralysant le commerce et provoquant chaos économique et divisions politiques.  
  • L’absence d’un soutien naval américain renforcerait la vulnérabilité européenne.  
  • L’analyse du Grand Continent appelle donc à une priorité stratégique sur l’Atlantique, avec des frégates et sous‑marins pour protéger les lignes maritimes vitales, et à une doctrine commune pour contrer ces menaces transocéaniques.