GRAND JEU DANS LE GRAND NORD 

Même si le slogan MAGA est emprunté à Reagan, le président Trump admire plus  particulièrement deux de ses prédécesseurs: McKinley (1897-1901), protectionniste et expansionniste, et surtout James Polk (1845-1849), impérialiste et expansionniste. L’appétit pour le Groenland doit être envisagé sous cet angle.  

  • L’intérêt stratégique est évident : l’Arctique est sans conteste la trajectoire la plus courte entre l’Amérique du Nord d’une part, et la Russie et la Chine d’autre part.  
  • Si le recours à la force pure semble improbable, il n’en demeure pas moins que Donald Trump dispose d’une véritable latitude quant à l’utilisation de l’arme économique, qui est, elle bel et bien chargée.  
  • Par ailleurs, le base militaire américaine de Pituffik, essentielle pour la surveillance arctique, renforce cette présence stratégique. 
  • Pour les stratèges américains, la zone à surveiller et sécuriser ne se limite pas au nord du continent, mais englobe toute la partie nord de l’Atlantique, du Groenland à la Norvège en passant par l’Islande et les îles britanniques.  

 

  • Ce scénario, jugé plausible, pourrait fragiliser la sécurité de la Norvège, qui repose sur un échange d’informations étroit avec Washington.