La volte-face, exposée la semaine dernière (V. EIH 3.02.2025), dont souffrent les législations européennes se voit finalement contrée par ses défenseurs de la première heure.
- De passage à Bruxelles en visite auprès de ses collègues du groupe S&D, l’ancien Commissaire Frans Timmermans – qui fut en charge du Green Deal avant de prendre la tête d’une coalition rouge/verte aux Pays-Bas (V. EIH 8.10.2023) – a défendu avec verve les principes et les acquis du Pacte Vert aujourd’hui sous pression constante des groupes situés à droite de l’hémicycle.
- Il rappelle en particulier le soutien que le PPE avait apporté au Green Deal en son temps, et surtout qu’il s’agissait avant tout de “la politique industrielle” de l’UE, pas d’un agenda purement vert.
- Le député Pascal Canfin (FR-Renew), lui, a beaucoup insisté par exemple sur la nécessité de ne pas revenir sur les textes encadrant la responsabilité sociale et environnementale des entreprises – sur lesquels se concentrent les attaques (cf. EIH 3/2/25).
- Dans ce contexte de “roll back” qui fait craindre aux principaux acteurs économiques et observateurs politiques un véritable détricotage des politiques du dernier mandat, mercredi 5 février 2025, se sont ouvertes à la Commission européenne deux journées de consultation en vue de la “législation omnibus” visant à simplifier certains textes du Green Deal européen.
- Beaucoup s’inquiètent de la trop grande influence des lobbies dans les discussions.
- Certes, l’UE. à travers le Green Deal s’est peut être montrée plus ambitieuse que réaliste dans sa transition écologique, mais il y a lieu de s’inquiéter sur le changement dans l’approche : du “vert” au “propre” comme le propose le PPE.
- Le “Clean Industrial Deal” européen en est par exemple un volet : c’est une initiative phare visant à décarboner les secteurs industriels tout en renforçant leur compétitivité.
- Le programme ambitionne de conjuguer transition écologique et prospérité économique.
- Il vise notamment à réduire les émissions de gaz à effet de serre des industries lourdes, telles que la sidérurgie, le ciment ou la chimie, en investissant massivement dans des technologies vertes comme l’hydrogène vert, la capture et le stockage du carbone, ainsi que l’électrification des procédés industriels.
Malheureusement, la politique industrielle européenne, enfin formulée par le Pacte vert, semble menacée dans ses fondements.