Qu’elles viennent des Etats-Unis (ES 16/3/26), de la Russie (ES 16/3/26) ou d’ailleurs, les ingérences dans les élections sont devenues le “nouveau normal” des démocraties européennes en crise. En Hongrie, où l’on vote le 12 avril prochain, elle est “sans précédent” alertent certains journalistes, alors que les services s’invitent même dans la campagne, explique Libération.
- En Slovénie, où l’on votait la semaine dernière, c’est d’Israël que provenait l’ingérence, dénonçait le le Premier ministre Robert Golob en quête de réélection.
- A quelques jours du scrutin, celui-ci accusait la société israélienne Black Cube d’avoir orchestré une ingérence via des vidéos piégeant des proches, suggérant une corruption.
- Une opération visant à favoriser l’éventuel retour au pouvoir de l’ancien PM de droite populiste, Janez Janša, pro-Trump et particulièrement pro-israélien.
- Néanmoins, il semble que l’opération n’ait pas été suffisante, puisque les résultats de l’élection du 22 mars dessinent finalement une victoire du parti libéral de Golob.
- Celui-ci arrive légèrement en tête avec 29 sièges contre 28 (30,7% des voix), mais aucun camp ne dispose de majorité, ouvrant des négociations incertaines pour former une coalition.
- Le résultat extrêmement serré, entre Robert Golob et Janez Janša, rend la formation du gouvernement dépendante de petites formations devenues décisives.
- Cette fragmentation politique ouvre une période d’incertitude et de négociations complexes.
- R. Golob apparaît toutefois mieux placé pour rester au pouvoir à la tête d’une nouvelle coalition, tandis que J. Janša conteste certains aspects du scrutin et cherche des alliés à droite.
- En effet, plusieurs partis de centre droit ont rejeté l’offre du Premier Ministre et envisagent une alliance alternative avec le SDS de Janša.
- Les petits partis deviennent donc des arbitres décisifs, rendant les négociations incertaines et potentiellement longues.
La bataille n’est donc pas finie, et les ingérences peuvent encore trouver des ouvertures.