Depuis cinq ans, avec l’”opération spéciale russe en Ukraine de trois jours » et l’attaque du Hamas d’octobre 2023 et son interminable riposte, les motivations des interventions armées de haute intensité et le droit à la légitime défense sont de plus en plus difficiles à saisir. Il n’est plus question de jouer sur les mots du droit international, comme cela a été longtemps le cas, mais de démonstration de force brute.
Et à ce jeu-là, ce sont les Etats-Unis de Donald Trump et leurs interventions éclair qui tirent leur épingle du jeu, ce qui peut expliquer que certains adhèrent aux incohérences qui se démultiplient – ils se pensent probablement à l’abri. Il faut toutefois bien admettre que cela ne confère pas le statut d’allié, le ministre italien de la défense, en villégiature à Dubaï ce week end, pourra en témoigner.
Si nos analyses de la semaine rendent surtout hommage au 5e anniversaire de la résistance ukrainienne et à l’engagement toujours (trop?) prudent de l’Union européenne, il convient de bien garder en tête que les incohérences à répétition et le martelage d’une opinion ont – et ont toujours eu – pour objectif de désorienter l’adversaire. Désorienter en particulier ceux qui ont adhéré à un système de normes strict, directement issu du droit international du maintien de la paix, avec ses juridictions et ses sanctions. Protéger notre Etat de droit, avec tous les inconvénients qu’il peut représenter pour certains, est devenu capital.