LULA TEND 

L’accord UE‑Mercosur a été signé. Après les derniers reculs et temporisations autour de la résistance française (ES 15/12/25), cet accord initié en 1999 a été signé le 17 janvier.2026. Comme le rappelle Le Monde, après 26 ans de négociations stop-and-go, l’UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) ont conclu cet accord historique de libre-échange, créant une zone de 700 millions de consommateurs. Ursula von der Leyen a arraché une majorité qualifiée au Conseil malgré l’opposition française, italienne puis rallumée, polonaise, hongroise, autrichienne et irlandaise, en concédant des clauses de sauvegarde agricole et normes environnementales renforcées.  

  • Symbole de divisions internes (agriculteurs vs industriels), le traité entend booster les exportations européennes (voitures, machines, vins) face aux tarifs américains et à la concurrence chinoise.  
  • ce traité ambitieux qui supprimait 98% des droits de douane, a effectivement renforcé les échanges (+50% bilatéraux, excédent UE de 21 Md€), y compris pour la France (excédent agroalimentaire triplé à 600 M€, vins/laitiers en hausse).  
  • Pas d’invasion agricole donc, les quotas sensibles et les normes UE ont été respectés et le tribunal arbitral réformé a protégé les investissements sans biais.  
  • Ni cheval de Troie US ni frein écologique, le CETA renforcerait donc l’influence normative européenne face à Trump.  
  • suppression de 98,7% des droits de douane, accélérant les exportations européennes de 55% en 5 ans, avec 2,8 Md€ d’économies tarifaires ; 
  • échanges bilatéraux record à >90 Md€, excédent UE sur machines (+450 M€), chimie (+175 M€), vins, porc, fromages en franchise. 
  • Clairement, l’UE attend du Mercosur le même succès. Mais au fond, cette répétition d’accords bilatéraux montre que le traité UE-Mercosur ressemble surtout à un baroud d’honneur de la « mondialisation heureuse ».