FAIRE A L’ANVERS 

Le succès du Sommet d’Anvers marque sans aucun doute la fébrilité qui s’est emparée des milieux économiques européens dans la course mondiale à la compétitivité.  

 

  • Dans un premier temps, le 9 février 2026, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a adressé une lettre aux chefs d’État et de gouvernement.  
  • Elle y alerte sur les effets de la fragmentation réglementaire au sein de l’Union, qu’elle compare à des barrières commerciales équivalant à des droits de douane de 45 % sur les biens et de 110 % sur les services.  
  • Elle annonce par ailleurs une « initiative ciblée » visant la surtransposition du droit européen, pratique par laquelle certains États membres ajoutent des exigences nationales supplémentaires aux normes adoptées à Bruxelles. 

 

  • C’est dans cette séquence que s’est tenue, ce 11 février, la troisième édition du Sommet d’Anvers, en présence du Chancelier allemand Friedrich Merz, d’Emmanuel Macron et d’Ursula von der Leyen.  
  • La question de l’influence des lobbies semble, dans ce contexte, ne même plus se poser.                                                                             

 

  • Ce sommet de l’industrie, et plus largement le processus de dérégulation environnementale qu’il accompagne et encourage, s’inscrivent dans une logique de course à la compétitivité au sein d’une industrie globalisée.  
  • Ainsi, la communication officielle de la présidence de la République rappelle combien les promesses de croissance verte semblent désormais lointaines, confirmant le glissement d’un horizon écologique vers un impératif prioritaire de compétitivité. 

 

  • Réunis par le Cefic, l’union des industries chimiques, les participants ont concentré leurs discussions sur la compétitivité européenne, les coûts de l’énergie et du carbone, et l’avenir des industries énergo-intensives.  
  • Les débats ont été marqués par de fortes divergences sur le marché du carbone (ETS) :  
  • les industriels dénoncent un prix du CO₂ pénalisant, tandis que les énergéticiens défendent son rôle climatique.  
  • Le message final, consensuel, appelle à baisser les coûts énergétiques et à accélérer l’investissement industriel.  
  • La rencontre a aussi mis en avant la demande d’un agenda européen plus favorable à l’industrie, en lien étroit avec la Commission et les États membres, au détriment d’objectifs climatiques jugés trop contraignants par certains acteurs.