PAR TETE DE PPE 

Cas d’école de la dérégulation, le texte modifiant les règlements sur le devoir de vigilance et la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (CSRD et CSDDD) a été poussé en procédure d’urgence, contournant les étapes standard : absence de consultation des parties prenantes, manque de transparence sur les inputs industriels et pression politique pour une adoption rapide.  

  • Contrairement aux espoirs d’un recentrage des conservateurs, ce vote avait mené à un vote final en plénière faisant émerger une majorité alternative sur la droite du Parlement 
  • Ce texte vise à simplifier les règles européennes sur la durabilité des entreprises.  
  • Ces députés ont voté pour relever nettement les seuils d’application des obligations de reporting environnemental (CSRD) et de devoir de vigilance (CSDDD), limitant ainsi leur portée à de très grandes entreprises. 
  • L’obligation d’établir des plans de transition climatique a été retirée et les obligations de diligence raisonnable seront régies par les législations nationales.  
  • Ces ajustements affaiblissent les ambitions du Green Deal en matière de transparence et de responsabilité sociale et environnementale des entreprises.  
  • En adoptant ce paquet législatif « Omnibus I » de simplification, présenté comme un allègement des charges pesant sur les entreprises dans le champ du Green Deal et du devoir de vigilance : 
  • Emporte modification de la directive CSRD sur le reporting de durabilité et la directive CSDDD sur le devoir de vigilance ;  
  • Réduit le nombre d’entreprises couvertes en simplifiant ou reportant certaines obligations de reporting extra‑financier, tout en maintenant des principes comme la double matérialité.  
  • Critiqué pour son caractère dérégulatoire, accusé d’affaiblir les obligations de reporting et de diligence raisonnable des entreprises, Omnibus I compromet les objectifs climatiques et de droits humains de l’UE.  
  • Sur le plan politique, ONG, syndicats et partis de gauche dénoncent une influence excessive des lobbies industriels et un processus peu transparent, mené sans consultation ni étude d’impact suffisante.  
  • Juridiquement, certains experts estiment qu’il pourrait violer les principes de proportionnalité et de participation démocratique, et accroître l’insécurité juridique ainsi que les risques de contentieux climatiques.