Les critiques soulignent que Omnibus I ne simplifie pas la réglementation mais démantèle la responsabilité des entreprises en matière de durabilité. Les obligations de diligence raisonnable deviennent vagues et flexibles, réduisant drastiquement la capacité des entreprises à identifier et prévenir les impacts environnementaux et sociaux, tout en offrant une quasi-immunité juridique même si des dommages surviennent.
- La suppression d’un régime unique de responsabilité civile renforce l’insécurité juridique et empêche l’accès effectif à des recours.
- L’approche privilégie des intérêts économiques et capture politique par les lobbies plutôt que des normes durables fondées sur des preuves, fragilise ainsi les ambitions de protection des droits humains et de l’environnement.
- Le basculement politique que représente ce vote du paquet Omnibus 1, avec une majorité sur la droite du Parlement, s’est aussi poursuivi avec le vote fin novembre par la même coalition pour imposer des amendements affaiblissant le règlement européen contre la déforestation.
- Cette démonstration de force illustre l’influence croissante des forces conservatrices et identitaires dans l’hémicycle.
- Les textes adoptés, soutenus par les droites traditionnelles et radicales, réduisent les ambitions environnementales de l’Union et posent un défi aux législations européennes visant à renforcer la protection écologique.
- En l’occurrence, ce fameux règlement sur la déforestation importée n’en finit plus de voir son entrée en vigueur repoussée, au point qu’on s’interroge sur sa pérennité (ES 2/12/24).
De plus en plus, les textes adoptés, soutenus par les droites traditionnelles et radicales, réduisent les ambitions environnementales de l’Union et posent un défi aux législations européennes préexistantes visant à renforcer la protection écologique.