La Turquie élargit elle aussi sa propre sphère au Moyen-Orient en tant que protecteur de facto de la Syrie. Dans le contexte de la guerre menée par Israël au Hamas depuis l’automne 2023, le principal coup de théâtre dans la région de la Méditerranée orientale est survenu en début du mois de mars lorsque, profitant de la nouvelle donne syrienne, le président turc a lancé une profonde réorientation de la politique régionale, soulignait le quotidien israélien Haaretz.
- L’annonce historique du leader du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, Abdullah Ocalan, dans laquelle il a appelé l’organisation à déposer les armes et à se dissoudre, pourrait être l’impulsion d’un changement radical dans l’équilibre des pouvoirs en Syrie et avoir un impact sur le statut régional de la Turquie.
- Une semaine après que le PKK signe une paix avec la Turquie, ce sont les Kurdes de Syrie qui signent un accord d’intégration de leurs forces armées avec les nouveaux maîtres de Damas.
- Ce ralliement du camp sunnite dirigé par la Turquie à l’alliance européenne (selon le schéma « guerre de Crimée », en rajoutant le conflit qui dominé les années 2000 avec les chiites pro-iraniens.)
- Dans son briefing du 3/3/25, Eurointelligence rappelle qu’Israël a intérêt à ce que le gouvernement de Damas reste faible.
- Israël fait donc pression sur l’administration américaine pour que la Russie conserve ses bases.
- L’objectif serait d’atténuer l’influence de la Turquie en Syrie, considérée comme une menace pour sa propre sécurité.
- Cependant, si la Russie devait rester, ses opérations seraient limitées.
- Israël craint que l’espace aérien syrien se ferme si la Turquie remplace la Russie en tant que force de défense aérienne protégeant le nouveau régime en Syrie.
- Cet espace lui était ouvert sur la base d’une coordination avec la Russie.
- Israël pourrait alors subir des pressions pour quitter l’espace aérien.
- Beaucoup dépend maintenant de la manière dont l’administration Trump jouera cette carte.
- Pendant que Trump préfère bouleverser les alliances occidentales, la Chine, l’Iran et la Russie ont mené un exercice naval conjoint « Ceinture de sécurité-2025 » près du port iranien de Chabahar
- Il vise à renforcer la confiance mutuelle et la coopération militaire.
- Les manœuvres comprenaient des frappes simulées sur des cibles maritimes, des opérations de recherche et de sauvetage, et des exercices de contrôle des dommages.
- La marine chinoise a déployé un destroyer et un navire de ravitaillement, tandis que la Russie a envoyé des corvettes et un pétrolier.
Le monde post Pax Americana est en recomposition.