TRADE WARS 2 

Plus d’un mois après son investiture, et des premières escarmouches avec le Canada, le Mexique et la Chine, le POTUS semble prêt à déclarer la guerre commerciale aux partenaires qui entretiennent un surplus commercial avec les Etats-Unis, dont l’UE (environ 160 milliards) et surtout l’Allemagne. Une situation que l’UE cherche à minimiser. 

  • Comme lors de son premier mandat, un coût de plusieurs milliards d’euros pour 3,7 millions de tonnes annuelles d’exportation, estime l’association Eurofer 
  • L’Europe représente en effet 24 % du chiffre d’affaires de Meta, 26 % de celui d’Apple et 29 % de celui de Google. 
  • Depuis plusieurs semaines, l’UE cherche les réponses.  
  • Dans un briefing de décembre 2024, le think tank Bruegel proposait une stratégie assez classique articulée sur la négociation, les représailles équivalentes, la défense du multilatéralisme et le renforcement des accords commerciaux mondiaux pour protéger ses intérêts économiques et maintenir la stabilité du commerce international. 
  • Le dossier analyse en profondeur la stratégie commerciale du président américain visant à réorganiser la mondialisation.  
  • Il met en lumière les mesures tarifaires et souligne les mesures de rétorsion des pays ciblés. 
  • Parmi les réactions, la baisse des tarifs douaniers à l’entrée du marché unique est aussi une possibilité, comme un drapeau blanc.  
  • L’UE pourrait ainsi réduire ses droits de douane sur les voitures à 2,5 %, soit le même niveau que les États-Unis. 
  • Toutefois, en vertu des règles de l’OMC, elle devrait appliquer ces tarifs à tout le monde, y compris aux Chinois – alors que la Commission et le Conseil ont justement mis en place des droits de douane spéciaux sur les voitures chinoises (cf. EIH 23/6/24).  

 

  • La Commission européenne a promis des mesures de rétorsions pour protéger les entreprises, les travailleurs et les consommateurs européens contre ces droits de douane qu’elle juge injustifiés et cherche des alternatives. 

 

L’urgence est là. Les entreprises confrontées à de tels droits de douane auront évidemment intérêt à dé- ou re-localiser leur production aux États-Unis. La décision d’Apple d’investir 500 milliards de dollars aux États-Unis devrait peut-être être un signal d’alarme. Le danger pour l’UE serait que cette politique agressive fonctionne, rappelle le site Eurointelligence le 27/2.