Alors qu’un peu partout en Europe on rend hommage à l’opposant russe Alexei Navalny, à l’occasion du premier anniversaire de sa mort, dans d’étranges circonstances, alors qu’il était incarcéré en Sibérie, Agenda Pública publie quelques-unes de ses dernières réflexions à propos de Vladimir Poutine et du futur de la Russie. A la lecture de certaines d’entre elles, on retrouve un état d’esprit qui semble prendre corps à l’Est de l’ancien Rideau de fer. “Ne vous laissez pas berner par la fausse image de force et d’arrogance. Comment peut-on parler de force … comment peut-on invoquer un soutien populaire si les manifestations de rues sont considérées une menace ?” .
- C’est une véritable marée humaine qui a défilé dans les rues de Belgrade, samedi 15 mars 2025.
- Après des mois de contestation contre la corruption, menée par les étudiants serbes déterminés à montrer que « le changement est possible », ils sont maintenant rejoints par des agriculteurs au volant de leurs tracteurs et de nombreux belgradois, toujours dans le calme.
- Le mouvement est né de l’accident de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, qui a fait quinze morts lorsque s’est écroulé l’auvent en béton du bâtiment tout juste rénové.
- Les Serbes voient dans cet accident le reflet d’une corruption qui gangrène les institutions et les travaux publics.
- La tension atteint un point tel que Milos Vucevic, Premier ministre est poussé à démissionner.
- Ceci s’explique par le fait que c’est cet ancien maire de Novi Sad qui était donner d’ordre des travaux de rénovation de la gare.
- Le problème, à grands coups de renforts Poutiniens (V. EIH 10.03.2025), est que le gouvernement ne promet rien en matière de lutte contre la corruption.
- Il préfère accuser les protestataires d’être payés par des “agences étrangères”.
- Un peu plus à l’Est, en Roumanie, autre ancienne autocratie qui a déjà marqué l’Histoire par des mouvements de foule déterminants, les jeunes donnent – aussi – le ton.
- Nettement plus européens que leurs voisins, quant à leurs revendications, ils manifestent leur rejet de ceux qu’ils désignent comme les champions de l’outrance et du discours haineux.
- Ces rassemblements exposent encore un peu plus qu’ils ne craignent pas le retour du mouvement fasciste des légionnaires, affilié aux nazis pendant la Seconde Guerre mondiale ni celui des inféodés Kremlin.