INUIT  

“L’administration Trump est à la fois déterminée et improvisée. Il faut donc la prendre très au sérieux, mais pas dans tous ses mouvements” explique Stéphane Wertheim, chercheur à la Fondation Carnegie pour la paix. Le président américain est-il vraiment déterminé à annexer le Groenland ou le Canada ? Derrière les formules à l’emporte-pièce, se trouvent des logiques impérialistes évidentes. Et des enjeux géopolitiques régionaux que l’UE a peut-être trop longtemps négligés. 

  • Alors que l’Arctique, région stratégique à l’importance croissante, est aujourd’hui davantage l’objet des convoitises des grandes puissances, les pays nordiques ayant fait le choix d’une dépendance stratégique aux Etats-Unis éprouvent un réveil difficile.  
  • Entre l’essor des revendications indépendantistes groenlandaises, les inquiétudes de la Norvège, frontalière de la Russie, et l’éventualité d’une relance du processus d’adhésion de l’Islande à l’Union européenne, la région est en pleine recomposition. 

 

  • Les nationalistes de Naleraq, fervents défenseurs d’une rupture totale avec Copenhague, ont décroché la deuxième place avec 24,5 % des voix.  
  • Si l’aspiration à l’indépendance est largement partagée par la population, composée à près de 90 % d’Inuits, les dissensions portent sur le rythme et les conditions de cette émancipation.  
  • Bénéficiant d’une autonomie renforcée depuis 2009, le Groenland nourrit ainsi plus que jamais ses aspirations souverainistes, attisant, plus que tout autre PTOM, les convoitises des grandes puissances (cf. EIH 13/1/25).