CAPTAIN DEMOCRACY 

Quand on parle de « crise de la démocratie européenne » il faut bien mesurer qu’il s’agit d’abord d’une crise des institutions démocratiques nationales. A l’exaspération sociale qui nourrit l’insurrection populiste s’ajoute la prise de conscience généralisée de menaces exogènes, soutenant les forces antidémocratiques, autoritaires, antilibérales à coup de désinformation, de paniques morales et d’opération de déstabilisation. 

Alors que les liens anciens entre Donald Trump et les services soviétiques, puis russes, sont de plus en plus clairement exposés, entre autres par le journaliste Régis genté auteur de Notre Homme à Washington, l’exemple américain du renversement démocratique est un scénario crédible dans de nombreux pays européens.  

  • Celle-ci a mis à jour un inquiétant faisceau de preuves de conspiration. 

 

  • Parmi les réponses envisagées, l’UE élabore un « bouclier démocratique » visant à renforcer la résilience des démocraties nationales face aux ingérences étrangères et à la désinformation. 
  • Par exemple, sur cette théorie du complot, propagée même par les plus hautes autorités américaines, expliquant que la Commission aurait annulé l’autorité d’annuler les élections nationales (comme en Roumanie). 
  • Cette interprétation est utilisée pour renforcer les régimes favorables au Kremlin. 
  • Le pouvoir en place en Serbie est mis en difficulté par des manifestations quasi quotidiennes depuis l’effondrement, en novembre 2024, d’un auvent en béton à la gare de Novi Sad.  
  • Vladimir Poutine explique cela par une ingérence extérieure et exprime son soutien aux autorités mises à mal par l’UE. 
  • Comme s’il était impensable que les citoyens serbes se révoltent contre des abus ayant pour conséquence des drames humains.