A quoi faut-il s’attendre d’une économie qui peine à embrasser les défis de la 4e révolution industrielle ? L’arrivée de la CDU ne remettra pas en question le sauvetage d’un modèle économique qui continue de défendre les grandes industries du 20e siècle comme la voiture thermique.
- Une question importante est de savoir comment la CDU envisage de financer ses promesses, dans le cadre strict de l’interdiction du déficit budgétaire.
- Max Krahé, du Dezernat Zukunft, a fourni des calculs budgétaires intéressants.
- Il a calculé un déficit budgétaire net compris entre 120 et 240 milliards d’euros par an.
- Il s’agit d’un déficit de 3 à 6% du PIB selon les règles fixées par le traité de Maastricht.
- Si l’Allemagne faisait ce que ses partis ont promis, sa situation budgétaire serait la même que celle de la France.
- En chiffres annuels, il s’agit de 35-70 milliards (investissements civils), 30-55 milliards (investissements militaires),
- 30 milliards (promesses des programmes électoraux, comme les réductions d’impôts), et 25 milliards (déficit existant pour 2025). Les propositions de réductions compensatoires sont minuscules en comparaison.
- Pour financer cela, il faudrait une opération de type « Doge », ce qui n’est pas envisageable.
- D’après Eurointelligence, la faiblesse du programme économique de la CDU est cohérente avec sa fermeté sur l’immigration.
- La CDU ne peut pas faire les deux.
- En cas de grande coalition avec le SPD :
- F. Merz fera passer la plupart des restrictions sur l’immigration
- et le SPD l’emportera sur l’économie avec certaines de politiques symboliques pour la CDU.
L’Allemagne est dans une situation inextricable. La fin d’un modèle économique. Sa classe politique et ses entrepreneurs sont la cause. Trump n’en est que le messager.