FLOP PLOUF 

Sans surprise, la mise en œuvre des ambitions climatiques européennes se heurte aux défis réglementaires et à l’influence des lobbies industriels. 

 

  • Pour rappel, lors de la Déclaration de Budapest (novembre 2024), le Conseil de l’UE avait appelé à une « révolution en matière de simplification ». 
  • Il souligne la nécessité de réduire les charges administratives, réglementaires et de reporting, en particulier pour les PME.  
  • Cette déclaration a conduit la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à proposer la fameuse “législation omnibus” visant à consolider et simplifier des directives clés telles que la CSRD, le règlement sur la Taxonomie et la CS3D. 
  • Cette législation correspond à une initiative législative regroupant plusieurs modifications ou révisions de textes existants sous une seule proposition.  
  • En l’espèce, elle vise à modifier des directives existantes qui nécessitent une adoption par les instances européennes et une transposition par les États membres dans leur droit national.  
  • une réduction drastique du nombre de points de données à reporter,  
  • l’introduction d’une nouvelle catégorie d’entreprises, les « midcaps » (de 250 à 1500 employés), soumises aux mêmes standards de reporting que les PME,  
  • la limitation des exigences de reporting appliquées à la chaîne de valeur, la suspension des travaux sur les standards ESRS sectoriels,  
  • et le report de l’entrée en vigueur de la CSRD de deux ans. 

 

  • Ces propositions ont suscité des réactions contrastées.  
  • D’une part, elles sont perçues comme une réponse nécessaire aux préoccupations des entreprises concernant la complexité et le coût de la conformité réglementaire, notamment pour les PME et les ETI.  
  • D’autre part, des voix s’élèvent pour avertir que ces simplifications pourraient affaiblir les normes environnementales et sociales de l’UE.  
  • Des organisations de la société civile ont exprimé leur inquiétude face à une possible régression des engagements en matière de durabilité. 
  • Elles soulignent que la législation Omnibus pourrait être influencée par des lobbies industriels cherchant à assouplir les réglementations existantes.