Certains, comme l’analyste Asma Mhalla y ont vu une “claque pour l’Europe”. D’autres ont plutôt célébré l’excellente nouvelle qui confirme que l’Europe, et même la France, a encore une carte à jouer dans la bataille technologique de l’IA. Il est évidemment un peu tôt pour trancher, mais une chose est sûre: la Chine vient de frapper un grand coup au point qu’on a parlé de “moment Sputnik”, référence historique de la guerre froide.
- Le jour de l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2025, une petite start-up chinoise a bouleversé le monde de l’intelligence artificielle en présentant le modèle R1 DeepSeek, le “chat GPT” chinois.
- Malgré des performances semblables à ChatGPT, son développement et ses caractéristiques ont ébranlé les géants américains de l’IA et le projet Stargate annoncé par Donald Trump.
- Les points majeurs qui différencient cette IA sont :
- Un coût de développement très bas en comparaison avec OpenAI, DeepSeek avait déclaré n’avoir dépensé que 5,6 millions dans son développement.
- Un modèle open source contrastant avec les codes opaques américains.
- Construite avec des puces moins puissantes que ces concurrents américain, notamment dû aux restrictions imposées par les USA concernant l’importation de puces de Taiwan sur le marché chinois.
- Cela rend DeepSeek moins énergivore que ses homologues ce qui c’est répercuté sur le producteur de puce Nvidia.
- En plus de se placer au top 1 des applications sur l’App Store, DeepSeek a initié la guerre des prix sur le marché de l’IA en proposant une application gratuite pour le modèle R1.
- La riposte des Américains ne s’est pas fait attendre, ils accusent DeepSeek d’avoir siphonné les connaissances de ChatGPT par distillation lors de l’entraînement de l’IA.
- Bien qu’il n’y ait pas de données sur son entraînement ni de preuves soutenant cette accusation, une enquête serait en cours.