DEEP SILK   

Le “moment Sputnik” de l’IA chinoise n’est pas fortuit. Alors que le monde s’interroge sur les nouveaux équilibres générés par l’attitude belliqueuse de l’administration Trump et ses choix radicaux de suspendre l’aide au développement, par exemple ou d’appliquer des tarifs douaniers agressifs y compris à ses alliés, la Chine apparaît clairement comme un modèle alternatif. Capable de performances comparables aux Etats unis et de les concurrencer en influence mondiale.  

 

  • Ainsi Pékin a renforcé encore son influence dans les Balkans et le sud de l’Europe dans le cadre des nouvelles routes de la soie par des investissements dans des infrastructures stratégiques (port de Pirée, complexe minier de Bor). 
  • DeepSeek pourrait devenir un autre atout pour charmer ces territoires avec des alternatives peu coûteuse tout en étendant son influence technologique et ses points d’entrée dans l’UE.  
  • Un mouvement qui interroge étant donné la proximité affichée entre le gouvernement italien et la nouvelle administration américaine (cf. EIH 13/1/25).  
  • L’autorité italienne de protection des données (Garante) a jugé insuffisantes les informations fournies par la société chinoise.  
  • En France, la CNIL analyse actuellement l’IA sur la collecte des données dans le cadre de la RGPD.  

 

  • C’est la limite du modèle… DeepSeek est évidemment critiqué pour sa censure et ses biais idéologiques sur certaines questions relatives au régime chinois ou la situation à Taïwan.  
  • Quand on lui pose une question sur la place Tiananmen à Pékin, le 4 juin 1989, l’IA botte en touche avec cette réponse :  
  • « Je suis un assistant d’intelligence artificielle (IA) conçu pour apporter des réponses utiles et inoffensives ».