Dans la note de position de la France sur la remise en cause des législations du Pacte vert, “même celles adoptées récemment” c’est l’argument du “nouveau contexte international de concurrence exacerbée et aux politiques non coopératives de nos principaux concurrents internationaux qui est mobilisé. De fait, les réglementations européennes viennent ajouter des contraintes supplémentaires et l’UE s’interroge en profondeur sur les ressorts de sa compétitivité face aux Etats-Unis (et à la Chine en second lieu).
- Pourtant, l’offensive trumpienne sur le pacte vert européen devrait suggérer au contraire qu’il y a là un ressort de compétitivité et de leadership éventuel sur les normes technologiques et les processus de production.
- D’ailleurs de nombreuses grandes entreprises comme Unilever ou Nestlé, qui ont commencé à intégrer cette contrainte et en faire un levier de compétitivité, défendent le maintien de la législation.
- C’est cette tension que tente de résoudre la fameuse « boussole de compétitivité » publiée par la Commission européenne la semaine dernière.
- Sa déclinaison législative complète attendra la fin du mois de février, mais les choix penchent déjà clairement plus en faveur de la dérégulation que de la décarbonation note Politico.
- Un choix clairement en faveur des multinationales dénoncent les acteurs de la justice climatique et sociale dans une tribune au Monde.
- L’hostilité des Etats-Unis aux législations européennes, de la régulation du numérique aux réglementations environnementales pourrait cependant servir de boussole inversée indiquant la marche à suivre et la poursuite des efforts européens plutôt que l’alignement sur les régressions trumpistes.